L’Art à l’âge de pierre d’une Louise au cœur tendre

Reg’ARTS d’ici  –  Février 2018

L’Art à l’âge de pierre d’une Louise au coeur tendre

 

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Louise Charbonneau, un nom imprimé à la page trois des numéros de Ici et Maintenant depuis plus de 18 ans, demeure sans visage. Personne n’a lu ni vu une chronique signée de sa main. Graphiste, représentante et femme impliquée, Louise se compare à la fourmi dans la célèbre fable de Jean de La Fontaine. Elle s’active «…sans relâche nuit et jour à tout venant…» dans l’ombre des pages afin de métamorphoser récits et articles des collaborateurs. Son imagination peu commune, portée d’une touche de «je ne sais quoi..», trame images et couleurs dans l’intention de séduire les lecteurs. Essentiel! ce premier coup d’œil, évoquant le caractère du branding, trait de personnalité de notre populaire journal qui fête ses 25 ans d’existence aujourd’hui! Un exploit criant en cette ère numérique!

Au fil de notre conversation, trinquant gaiement d’un p’tit coup de rouge à l’autre, prolongeant ainsi, le joyeux temps des fêtes, je me rends compte que Louise n’a rien de la cupidité du personnage de la fable. Bien au contraire, c’est une artiste généreuse, avenante et sans prétention.

L’art de Louise va bien au-delà des tâches qu’elle accomplit au journal. De prime abord, elle demeure une entrepreneure qui a gagné sa croûte sur la table à dessin pendant plusieurs années, véritablement avant la transformation de sa profession par l’infographie, et ses études en architecture. «Le dessin? C’est plus qu’une passion!» sourit Louise à pleines dents au milieu d’une phrase inachevée.

«C’est un cadeau de tous les jours qui me procure un équilibre viscéral. Je n’ai jamais regretté de m’être consacrée à cet élan naturel, malgré les peurs et l’insécurité des contrats moins lucratifs».

Transmise de mère en fille, la flamme du touche-à-tout, s’est allumée chez elle dès son jeune âge. Créant sa propre collection de cartes de souhaits à l’âge de 12 ans, cette petite possédait déjà la fibre entrepreneuriale et un enthousiasme inné  pour  les  arts.  Le  dessin  sur  bois,  le  décapage,  la  peinture,  le  fusain s’ajoutèrent aux autres aspects de son héritage.

Puis, vint la phase des mandalas peints sur roche. C’est un véritable coup de foudre qui l’a frappée, il y a trois ans. On a aperçu ses mandalas dans les publicités au journal, sur son mur FB et dans les marchés d’artisanat l’automne dernier. La première connexion avec cet art bouddhiste provient d’une artiste australienne que Louise s’est empressée de contacter afin d’en découvrir les astuces. La peinture de mandalas sur pierre est devenue en quelque sorte sa mission artistique. Elle s’y abandonne sur une musique apaisante dès qu’elle a un instant libre. L’art de peindre des mandalas sur pierre, selon Louise, se visualise dans une détente absolue sans modèle ni planification. C’est l’expression du moment, une pause méditative et un ressourcement intérieur telle la tradition symbolique.

L’atelier de création de Louise s’apparente en tous points à sa personnalité. S’accordant entièrement à son inspiration, sa table de cuisine installée devant l’imposante fenêtre de sa cour avant animée par le chant des oiseaux à l’année puis, enrichie par la danse de son jardin fleuri l’été. Troquant la cotonnade pour le galet, chaque mandala peint se modifie en tableau. Louise sait transposer son talent en pierres précieuses et uniques. Elle leur invente un sens qui servira tantôt de presse-papiers, de décor zénitude ou fétiche spirituel pour les autres.

Provenant de différents coins du Québec, les pierres possèdent leur histoire. Elles ont été sélectionnées avec minutie, récupérées du fond d’un ruisseau ou recueillies lors d’une marche dans la nature. Certaines personnes lui ont rapporté que ses pierres possèdent une vertu apaisante. Selon ces dernières, une fois serrées dans la main, les pierres soulageraient la douleur. «Je crois bien que c’est possible, avance l’artiste, tout est dans la croyance énergétique et curative qu’on leur prête».

Regarder, toucher ou détenir un mandala peint sur roche est un véritable massage pour l’esprit. C’est l’empreinte que Louise au cœur tendre souhaite laisser en perpétuant son art datant de l’âge de pierre.

On peut se procurer des mandalas en contactant Louise au 450 777-1222 ou à bonjour.louise@videotron.ca

1 Jean de La FONTAINE, La Cigale et la Fourmi, tiré du livre 1, 1668

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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