Des créations de l’été aux chaudes couleurs

Reg’ARTS d’ici  – Août 2018

 

Les premiers mois de l’été ont été particulièrement chauds et ensoleillés cette année. Les fleurs se sont étendues au soleil, exhibant leurs attraits bourrés de vives couleurs. On aurait dit que la nature avait passé le mot, que l’audace de leurs nuances a été contagieuse chez de nombreux artistes peintres de la région.

Pour cette chronique, je me suis arrêtée aux coloris de deux artistes créatrices, puisqu’il faut faire un choix.

Louise Lachapelle, artiste peintre, nous a ouvert les portes de son tout nouvel atelier d’art contemporain. Une artiste qui a de la suite dans les idées ; ça saute aux yeux ! Au fond du jardin, sous les arbres de la rue Shefford à Bromont, on découvre une galerie d’art érigée en forme de chapelle et d’une conception remarquable.

Cette femme, à l’aube de sa retraite, s’est dédiée à construire un studio galerie afin d’offrir une vitrine à de jeunes artistes émergents, d’ici et d’ailleurs, qui y sont présentés douze mois par année. Louise a l’intention de donner des conférences et des ateliers de peinture, sans oublier d’assurer une présence sur les médias sociaux.

Son passé est évocateur de son travail artistique. Elle a été initiée à l’art contemporain en travaillant, lorsqu’elle était étudiante, à la galerie Gobelet de Montréal. Puis, elle a œuvré une partie de sa carrière dans des musées de culture et d’art. Par la suite, elle a poursuivi des études en communication, ce qui lui a permis d’enseigner au niveau universitaire pendant 35 ans. Finalement, par passion et par amour, elle prit la décision de retourner aux études pour compléter un baccalauréat en arts visuels et médiatiques à l’UQAM.

Son sens des communications se transpose on ne peut mieux dans les œuvres qu’elle peint. S’inspirant de l’actualité, ses toiles informent, s’expriment et ébranlent son public. Tout comme ses créations, Mme Lachapelle a un style très actuel et engagé. Elle me parle de son besoin inné d’affranchir dans les tableaux qu’elle peint. On ne peut d’ailleurs rester indifférents face à ses messages sur toile. Vous pourrez le constater par vous-même en vous arrêtant à son atelier-galerie, simplement pour le plaisir de découvrir l’expression de sa griffe. Louise Lachapelle présente ses propres créations dans La Chapelle sous les arbres du 1er août au 31 août.

Photo: Michel Desroches

Découvrir un grand maître : Atelier de peinture pour enfants 

14 juillet : Van Gogh/18 août : Chagall

La Chapelle atelier-galerie – 910, rue Shefford, Bromont

Inscription : 514 381-1234 – louiselachapelle.com

 

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Manon Boucher est artiste peintre multidisciplinaire et conférencière, mais surtout une femme attachante, comme il ne s’en fait plus.

Lorsque je l’ai croisée pour la première fois, j’assistais à une conférence sur l’iconographie. En prenant place à cette soirée, je m’attendais à ce que l’artiste aborde sa présentation sous l’angle d’un dogme religieux. En fait, le profil artistique de Manon est plus étendu que « La mystique » ; elle s’imprègne du mouvement de vie, source circulaire universelle. Difficile à comprendre pour une néophyte comme moi, mais lorsqu’on écoute son exposé, tout devient clair comme de l’eau de roche.

À la regarder discourir, on ressent immédiatement chez elle une grande sensibilité et un respect absolu envers son art. Elle décrypte sa passion en entrelaçant une de ses œuvres contre son cœur.

Le style byzantin de l’iconographie est une forme d’art qui tient à la fois de l’écriture et de la peinture, l’icône reliant les images sacrées à la parole du Christ. On dira que c’est une parole pour les yeux s’inspirant des images et des mots de l’âme. Pour cette artiste, une phase contemplative et méditative prédispose chaque création.

On aurait cru entendre un ange voler, tellement Manon a captivé l’attention de son auditoire. Après un exposé aussi prenant, je ne pouvais m’empêcher de lui demander une visite à son atelier de Bromont.

J’y découvre des arts sacrés d’une simplicité désarmante. Ses œuvres, tantôt abstraites, tantôt inspirées par la nature, relèvent de l’art sumi-e et de la calligraphie chinoise : des peintures à l’encre de Chine traditionnelle sur papier de riz marouflé sur toile. Mais d’où viennent ces influences particulières ? Avouons que ses inspirations ne sont pas très répandues, ni académiques. Elle me parle de ses formations avec un grand maître, M. Shi Bo. « Je crois aussi que mon côté spirituel m’amène ces messages et, par l’entremise de ma main, je réussis à les peindre. » D’ailleurs toutes ses œuvres portent au recueillement, inspirent la paix, la joie et la sérénité.

Manon vous invite à venir la rencontrer en septembre prochain, au Salon de l’Arc-en-ciel, pour y lire et voir ses toiles de plusieurs styles, s’harmonisant dans un mouvement unique de la vie.

Manon_Boucher_Gemco_Communication

Manon Boucher expose ses œuvres

les 22 et 23 septembre au Salon de l’Arc-en-ciel : kiosque #3

Érablière St-Alphonse-de-Granby

manonboucher-artsvisuels.com